23 septembre 2026 · Équipe ACTE
Le temps facturable qui s'échappe
En fin de journée, la question revient toujours : qu'est-ce qui, dans les dernières heures, était réellement facturable ? Un appel client pris entre deux dossiers, une relecture rapide, un échange par e-mail — chacun de ces instants compte, mais aucun ne s'inscrit de lui-même dans un chronomètre.
La saisie manuelle du temps repose sur la mémoire, reconstituée souvent en fin de journée ou de semaine. Plus l'écart entre l'action et sa saisie grandit, plus le souvenir s'estompe, et plus on a tendance à arrondir vers le bas plutôt que de risquer de sur-déclarer.
Ce n'est pas un problème de rigueur individuelle. C'est un problème de méthode : demander à un avocat de se souvenir précisément de son temps, alors que son attention est légitimement ailleurs, sur le dossier. La bonne réponse n'est pas plus de discipline, mais moins de reconstitution — capturer l'activité au moment où elle a lieu, puis laisser l'avocat valider ce qui a été observé.